Nos préoccupations

La toxicité des peintures antifouling:

Si l’on regarde l’étiquetage des boîtes d’antifouling, on trouve presque toujours des additifs aux noms ésotériques. En majorité, il s’agit d’organochlorés, mais on trouve aussi des sels organiques de cuivre et de zinc, des antiseptiques, des sulfamides… On y rencontre des biocides issus de l’agroalimentaire, en vente libre dans les jardineries. L’archétype en est le diuron, désherbant total utilisé par de grands fabricants d’antifouling. Il est en voie d’interdiction, car sa durée de demi-vie varie de 100 à 1490 jours. En général, les biocides, pour être efficaces, sont associés à un ou plusieurs sels ou oxydes métalliques, essentiellement de cuivre. Les peintures qui en sont chargées ont une influence non négligeable sur l’environnement, et surtout difficile à évaluer.
Or, on commence à savoir maintenant que les biocides et pesticides organochlorés agissent sur notre système endocrinien à des doses infimes, surtout si plusieurs molécules se combinent. Ils seraient en particulier les responsables de la baisse de fécondité des hommes. Pourquoi en serait-il autrement pour les organismes marins ? En tout cas, il est de notre devoir de citoyens de ne pas disséminer dans le lac des produits que nous ne voulons plus mettre dans notre jardin et notre assiette. Même si la pollution due au nautisme est faible, elle n’est pas nulle et nous nous devons d’être irréprochables.