Nos objectifs

La Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL) a établi des objectifs à atteindre pour garantir la préservation et la restauration de la qualité des milieux aquatiques sur le bassin lémanique.

Dans ce plan d’action, la réduction des micropolluants est devenue le premier enjeu pour la préservation de la qualité des eaux.
Selon un de leur sondage sur les priorités de la population en matière de qualité de l’eau, le problème des pollutions chimiques, micropolluants et leurs risques sur la santé et l’environnement arrive au premier plan.

Les rives abritent des milieux riches en faune et flore terrestre, amphibie et aquatique. Elles sont un lieu d’habitat et de vie pour ces espèces. Les interconnexions entre les milieux sont importantes ; des modifications dans l’un des milieux se répercutent alors sur les autres, que ce soit pour la faune ou la flore.

Les rives ont également un rôle considérable pour la nidification de certains oiseaux. À l’échelle européenne, le Léman est une escale majeure pour les espèces migratrices. En France, le Léman est répertorié comme la deuxième zone d’hivernage dans le pays.
La zone littorale, dans sa partie aquatique, présente un intérêt privilégié pour de nombreux poissons et crustacés, qui y trouvent des milieux propices pour se reproduire et se réfugient par exemple dans les herbiers. Ces milieux ont des caractéristiques spécifiques pour chaque biotope, difficilement reproductibles ailleurs, comme la dynamique hydraulique locale ou le type de substrat, et qu’il convient donc de préserver dans les sites naturels existants.
Les efforts pour préserver le Léman ne sont pourtant pas terminés, intégrant aujourd’hui l’élimination des polluants toujours plus nombreux et variés utilisés dans notre quotidien, mais aussi la nécessité d’adapter les comportements de chacun afin d’en réduire les apports.

En matière de peinture antifouling, l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage a pris les devants en interdisant certains produits à la vente en Suisse dès 1990. Il est malheureusement facile de se procurer d’autres produits par internet. La majeure partie des plaisanciers ignorant la loi cherchent l’efficacité des produits au détriment de l’écologie. Nous avons été surpris qu’une bonne partie des personnes avec qui nous avons discuté dans les ports ignoraient que la peinture antifouling était très toxique.

De notre côté, le projet de station de lavage est respectueux du milieu, il ne rejette aucun déchet. Nous allons établir des partenariats afin d’éliminer nos déchets collectés d’une manière réfléchie et écologiquement responsable.

Pression sur les milieux naturels:
Aujourd’hui, les rives du Léman offrent un cadre d’exception aux activités nautiques de loisirs, toujours plus pratiquées. La population manifeste son besoin d’accès au lac, à son lac, pour jouir de tout ce que celui-ci peut offrir. L’augmentation de la population et le développement de l’urbanisation accroissent la demande en activités de loisirs dans la région, et donc également sur les rives.

La pratique de ces activités nautiques de loisirs et les infrastructures qu’elles nécessitent mettent également une forte pression sur les milieux naturels, déjà mis à mal par la forte urbanisation des rives du Léman. En effet, les constructions sur les rives du lac, à terre ou dans l’eau, augmentent leur artificialisation et réduisent ainsi les espaces naturels, les fragmentant, rendant plus difficile la nidification, la recherche de nourriture ou encore la reproduction des espèces.

Les activités riveraines peuvent également altérer la qualité des eaux et des sols, ou être source de dérangement de la faune sensible. L’ensemble a des répercussions localement mais également pour l’équilibre de l’ensemble des écosystèmes riverains, qui font pourtant la richesse de la région.
Notre projet est en harmonie avec le milieu car il fonctionne sans générer de bruit ni de vagues. Il flotte et n’a besoin d’aucune nouvelle construction à terre pouvant créer des nuisances.

Développement durable:
Sentinelles du changement climatique, les lacs abritent une grande diversité d’écosystèmes, permettant d’évaluer une myriade de réactions écosystémiques aux changements environnementaux. Au sein d’un même lac, on retrouve une variabilité bio-physique importante qu’il est nécessaire de comprendre dans son ensemble.

Comment sera le Léman de demain ? Après des années de situation préoccupante due à la pollution, la qualité de l’eau s’est nettement améliorée. Aujourd’hui, la santé du lac est stabilisée, demain elle sera meilleure encore, grâce à nos efforts à tous, et à une prise de conscience générale.
Le Léman et son écosystème sont des joyaux dont habitants et visiteurs de la région peuvent profiter pleinement. Milieu de vie pour de nombreuses espèces, mais aussi source d’eau potable, ou encore espace de travail et de loisirs convoité, le Léman reste un milieu fragile, sensible aux activités menées dans son environnement. Il est dès lors nécessaire que tout le monde participe à sa préservation.

Pour notre projet, nous allons utiliser l’offre électrique des SIG vital vert afin de réduire notre impact environnemental. Il en va de l’équilibre écologique du Léman, de la conservation du précieux environnement qui nous entoure et que nous lèguerons aux générations futures.

Conclusion:
L’état du lac s’est amélioré progressivement depuis les années 1980 mais les problèmes ne sont pas encore tous résolus. L’action de l’association NPE-Léman se justifie donc encore pleinement pour contribuer à la restauration de la qualité des eaux et de l’écosystème du Léman et cela, bien sûr, dans un esprit de complémentarité des actions entreprises par les pouvoirs publics et des autres intervenants.

Même si la pollution due au nautisme est faible, elle n’est pas nulle et nous nous devons d’être irréprochables.
Nous pouvons espérer une réduction significative de la pollution liée aux métaux lourds ainsi qu’aux microplastiques dès que les plaisanciers arrêteront progressivement de peindre leurs bateaux grace à notre projet.